À Ascaso, en Espagne, “le plus petit festival de cinéma du monde”

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Du 31 août au 4 septembre, le petit village d’Ascaso, près de Huesca, dans le nord de l’Espagne, célébrera le dixième anniversaire de son festival de cinéma. L’événement, minuscule, a permis au hameau et ses alentours de sortir de leur isolement.

À Ascaso, seuls sept habitants occupent les quelques maisons de pierre alignées sur une crête. Ce hameau perdu dans les Pyrénées aragonaises se trouve à quelques kilomètres de Huesca, capitale de la province du même nom, en Aragon. Ascaso est un peu connu pour ses chemins de randonnée, mais surtout pour être, chaque année depuis une décennie, sous le feu des projecteurs. Du 31 août au 4 septembre, le petit village fêtera les 10 ans de son festival de cinéma, qui se targue d’être “le plus petit du monde”.

Un village longtemps coupé de tout

Le festival de cinéma d’Ascaso, “qui fait fureur en Aragon”, selon le média El Diario.es, a été créé par une association locale, Los Relojes, constituée d’habitants du village et de personnes des alentours. Sur le site Internet de l’événement, les organisateurs se disent amoureux du “cinéma artisanal, fait par des auteurs qui laissent une empreinte là où d’autres ne cherchent que des chèques”.

D’après le site d’information, le festival a un impact économique direct sur la région alentour, “à hauteur de 100 000 euros” chaque année, et il contribue à “donner une voix à l’España vaciada [l’Espagne du vide]”. Le hameau d’Ascaso a lui-même été longtemps isolé, avant d’être de nouveau accessible dans les années 1990 grâce au tracé d’“une piste forestière non goudronnée”, raconte El Diario.es. La construction d’une centrale photovoltaïque devrait bientôt permettre d’électrifier les maisons.

Pour la dixième édition de l’événement, “neuf films seront projetés : cinq longs-métrages et quatre courts-métrages, traitant de questions d’actualité”, révèle El Heraldo de Aragón, l’un des principaux journaux régionaux. Les cinéphiles pourront notamment apprécier la projection du documentaire Petite Fille, du Français Sébastien Lifshitz, “qui a réalisé plusieurs œuvres en lien avec le mouvement LGBT”, poursuit le quotidien. Le film, originellement diffusé en France sur Arte et désormais visible sur Netflix, raconte le parcours d’un petit garçon qui se vit comme une fille et dont le combat, et celui de sa famille, est de faire reconnaître son identité de genre.

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