Ces villes françaises qui cherchent à pourrir l’été d’Airbnb

Il y a 2 semaines 44
Immobilier.
Dessin de Côté, paru dans Le Soleil, Québec.

Nice, Ajaccio, Marseille, Paris… les grandes villes touristiques françaises se sont dotées de nouvelles armes pour mieux encadrer les locations de vacances. Politico fait le point des dernières initiatives contre Airbnb.

Alors que les vacances d’été débutent en France, les maires de l’Hexagone montent au créneau contre les plateformes de locations saisonnières. En quelques semaines, toute une série de municipalités françaises ont imposé de nouvelles restrictions aux sites de locations de vacances comme Airbnb, Abritel et Booking.com – et Paris en prépare de nouvelles.

“Nous voulons saisir l’occasion du Covid pour confirmer la tendance au recul des locations touristiques. Nous avons désormais la preuve qu’Airbnb a des conséquences sur le logement”, résume Ian Brossat, l’adjoint d’Anne Hidalgo chargé du logement. De fait, la crise du Covid a vidé les grandes agglomérations de leurs touristes, et partout en Europe les métropoles ont redécouvert avec joie la vie sans Airbnb, ou presque.

En France, son deuxième plus gros marché, la plateforme américaine s’est d’ailleurs déjà tournée vers les zones rurales (où les édiles l’accueillent à bras ouverts) pour réduire sa dépendance aux grandes villes, de plus en plus restrictives. Le mercredi 1er juillet, Airbnb a annoncé que les campagnes françaises représentaient 45 % de ses réservations pour l’été, contre 24 % en 2019.

L’amende parisienne

Et quand on voit les nouvelles restrictions adoptées par une ribambelle de villes françaises, dont de hauts lieux du tourisme comme Nice, Saint-Malo et Ajaccio, force est de reconnaître qu’Airbnb fait bien de miser sur les campagnes.

Le 2 juillet, un tribunal parisien a condamné la plateforme à verser à la capitale une amende de plus de 8 millions d’euros pour avoir laissé en

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Laura Kayali

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